Albert

Station Albert : concept et architecture

20.09.2017
#Albert #Architecture #Nouvelles stations

Le projet de la nouvelle Station Albert participe au grand projet de liaison métro Nord-Sud de la STIB, avec d’importants travaux de rénovation et de modernisation. L’objectif pour la Station Albert est de faire corps avec cette dynamique intermodale.

La nouvelle configuration de la station engendre une intensification et une complexification des flux de circulation.

Le projet architectural doit donc fluidifier les zones, tout en procurant au voyageur un sentiment de sécurité. Le fil conducteur du concept architectural obéira à quelques critères précis :

  1. agencement des parois par des jeux de courbes, en évitant les angles morts et les recoins ;
  2. ouverture des espaces d’accueil, de circulation et d’attente ;
  3. aménagement des zones de convivialité ;
  4. création de trémies pour assurer une continuité visuelle entre les 2 niveaux de la station ;
  5. clarification des flux de circulations entre les quais et les niveaux  par la transparence et la couleur ;
  6. amélioration du sentiment de sécurité par un éclairage full LED ;
  7. implantation de commerces de qualité ;
  8. aménagement d’un local vélo sécurisé ;
  9. atténuation maximale des nuisances sonores ;
  10. mise en œuvre de matériaux de parachèvements durables et faciles d’entretien

Intégration de l’oeuvre d’art

L’œuvre d’art « Fragments de mémoire » de l’artiste Français Jephan de Villiers, présente dans l‘actuelle station Albert, sera intégrée au nouveau concept. Quatre parties indissociables composent cette œuvre. Après concertation avec l’auteur et le comité des experts d’art public, elle sera replacée dans la nouvelle station. L’œuvre est issue de fragments archéologiques qui évoquent la terre, les terreaux et la glaise

La nouvelle implantation des fragments a fait l’objet d’échanges avec l’artiste et a reçu son agrément :

  1. la statuaire et les fragments de mémoire seront replacés au niveau -1, dans une niche intégrée à proximité de l’escalier de la zone Sud ;
  2. le chariot a été positionné en bout de quai, au niveau -2, dans un écrin vitré visible par tous les usagers ;
  3. les écritures, quant à elles, seront retravaillées afin de s’inscrire dans un langage technologique plus contemporain ;
  4. un nouveau fragment d’œuvre répondant à la découverte du chariot sera réalisé : une image photographique représentant l’exode du peuple d’Arbonie ;
  5. les nouvelles écritures : dans ce nouveau cadre général, nous proposons que les parois vitrées qui assurent le  compartimentage feu le long des voies du niveau -1 et séparent la zone Nord de la zone Sud servent de support à de nouvelles écritures sérigraphiées tout en préservant la transparence des espaces.

 

Matières, fragments et textures se déclinent dans ces palettes souterraines : un vert mousse et un ocre brulé ponctuent les piliers porteurs qui axent et liaisonnent les quais et les niveaux. La couleur participe à la lisibilité des connexions entre zones et niveaux.

La décision de réintégrer l’œuvre d’art dans le nouveau projet de la station oriente le concept architectural et imprime une répercussion directe sur les choix des couleurs et des matériaux.

Les matériaux développés dans la station prennent en compte les pratiques des lieux publics, à haut trafic, soumis  aux vibrations. Ils sont en sus, pérennes, contemporains, faciles d’entretien et adaptés aux surfaces courbes qui sont un des points forts du concept architectural.

L’intensité lumineuse, la température de couleur et le confort acoustique sont complémentaires à l’atmosphère créée par la mise en œuvre des parachèvements.